Les employés de l’organe fondé par feu Pius Njawé réclament
entre autres le paiement de 13 mois d’arriérés de salaires.
Le quotidien à capitaux privés Le Messager pourrait
ne pas être dans les kiosques le lundi 24 avril 2017. Son personnel a
décidé d’arrêter de travailler ce vendredi 21 avril 2017. C’est la suite
du préavis de grève déposé chez le gérant du journal le 9 avril 2017.
Le personnel et M. Rodrigue Tanendjio n’ont pas pu se mettre d’accord
au terme des négociations entreprises depuis. Leur échec a été constaté
ce matin dans une ambiance très tendue au siège du journal, à Douala.
Dans le préavis de grève dont cameroon-info.net a pu obtenir une
copie, l’on découvre que les employés du quotidien Le Messager réclament
13 mois d’arriérés de salaire, que la plupart travaillent sans contrat
de travail et sécurité sociale que les prestations attendues des
journalistes de Le Messager ne bénéficient pas des préalables requis
pour leurs réalisations. « En outre, la gestion quotidienne du
quotidien Le Messager demeure un serpent de mer là où l’obligation de
communiquer est imposée à l’employeur », écrivent les grévistes.
Ils réclament le paiement complet de nos arriérés de salaire, la
signature du contrat de travail pour ceux des employés qui n’en ont pas
conformément à la législation, l’immatriculation de l’ensemble du
personnel à la CNPS avant reversements effectifs des cotisations dues,
la tenue d’une Assemblée générale aux fins de définir les objectifs à
atteindre et fixer les prérogatives exactes des différentes composantes
de l’entreprise.
Même si l’on s’achemine inéluctablement vers un arrêt de travail en
début de semaine prochaine, certains employés espèrent qu’une solution
sera trouvée à la dernière minute.
Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net

