Le président américain Donald Trump a signé dimanche soir un nouveau décret migratoire. Le Tchad, la Corée du Nord et le Venezuela s'ajoutent désormais à la liste des pays visés, tandis que le Soudan n'est plus concerné.
Nouveau rebondissement dans la saga du "muslim ban" aux États-Unis.
La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été ajoutés dimanche 24
septembre à la liste des pays concernés par le décret migratoire
américain pour des manquements à la sécurité et un manque de
coopération.
À l'inverse, le Soudan, l'un des six pays musulmans visés
par le précédent décret, a été retiré de la liste. Dorénavant, le
nouveau décret interdit ou limite l'entrée aux États-Unis des
ressortissants étrangers de huit pays au total, avec l'Iran, la Libye,
la Syrie, la Somalie et le Yémen.
Les mesures de restriction sont différentes selon les pays.
Tous les citoyens de Corée du Nord et du Tchad sont interdits d'accès au
territoire américain, alors que pour le Venezuela, l'interdiction se
limite aux membres d'une longue liste d'instances gouvernementales et à
leur famille.
"Rendre l'Amérique sûre est ma priorité numéro un. Nous
n'accepterons pas dans notre pays ceux que nous ne pouvons pas bien
contrôler", a indiqué le président américain Donald Trump dans un
message sur Twitter.
Donald Trump tient ses promesses
"En tant que président, je dois agir pour protéger la
sécurité et les intérêts des États-Unis et de leur peuple", a affirmé
Donald Trump dans ce décret rendu public dimanche en soirée. "Un petit
nombre de pays - sur les quelque 200 évalués - restent insatisfaisants à
cette heure sur les questions de gestion des identités et leurs
capacités, protocoles et pratiques du partage de l'information. Dans
certains cas, ces pays ont aussi une présence terroriste significative
sur leur territoire", a-t-il expliqué. Le décret entrera en vigueur pour
les trois nouveaux pays le 18 octobre.
L'Irak, dont le niveau de vérification est pourtant très
faible, n'a pas été inclus car c'est un allié proche qui accueille un
nombre important de militaires et de civils, a-t-il souligné.
Le président américain avait soutenu début 2017 avoir besoin
d'une période de 90 jours d'interdiction d'arrivée des ressortissants
de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen),
ainsi que de 120 jours d'interdiction des réfugiés du monde entier, afin
de mettre en place des nouveaux filtres d'admission.
Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une
version amendée du décret migratoire est entrée en vigueur le 29 juin.
Sa durée d'application s'achevait dimanche.
Pour les opposants au décret, Donald Trump tient ses
promesses de campagne visant à bannir expressément les musulmans, en
dépit de la Constitution qui interdit toute discrimination religieuse.
France24 Avec AFP

