Le collectif catholique à l'origine de trois marches sévèrement
réprimées en République démocratique
du Congo a demandé samedi au
président Joseph Kabila la libération de jeunes militants prodémocratie
arrêtés fin 2017.
"Le Comité laïc de coordination (CLC) est extrêmement préoccupé de la
détérioration de la santé du militant prodémocratie Carbone Beni,
chargé des réseaux Filimbi, selon les informations livrées à la presse
par ses camarades", a écrit le collectif dans un communiqué.
"Pour des raisons humanitaires, le CLC en appelle au chef de l'Etat et au gouvernement de la République pour prendre les mesures qu'impose pareille circonstance en vue de libérer ces jeunes activistes".
Le CLC indique que Carbone Beni et quatre autres militants de l'ONG
Filimbi ("sifflet" en swahili) ont été arrêtés les 23 et 30 décembre
2017.
C'est le 31 décembre que le CLC a organisé sa première marche pour
demander au président Kabila de s'engager publiquement à quitter le
pouvoir.
Deux autres marches ont eu lieu les 21 janvier et 25 février, toutes
interdites par les autorités. La répression a fait une quinzaine de
morts.
Le CLC, qui avait indiqué qu'il suspendait ses marches jusqu'à la fin
du mois d'avril, prévient dans son communiqué "qu'il fera une
importante communication en temps opportun".
Un meeting de l'opposition a été autorisé et s'est déroulé mardi dans
le calme pour la première fois depuis septembre 2016 en RDC.

