
La Cameroon development corporation
(CDC) le plus gros employeur, après l’Etat du Cameroun, qui
possède de
vastes plantations agricoles autour du Mont Cameroun, risque de
disparaitre en raison de l'insécurité dans la région. De la même
manière, d'autres entreprises des régions anglophones sont en
difficultés à cause de la guerre. "Ils sont venus abattre un gendarme
sur la route …. Juste là, au petit marché", décrit un chauffeur de
moto-taxi de Muntenguene sont légion dans les localités anglophones du
Cameroun. .
Baisse de salaires
A cause de la guerre, le mastodonte qui produit entre autres la banane Makossa, la banane Del Monte, l’huile de palme, le thé et le caoutchouc, des produits très prisés sur les marchés internationaux, a déjà opéré une baisse des salaires de 50% en juin. Si la situation persiste, ces salaires pourraient baisser à 40% en juillet, 30% en septembre, et après six mois, 6.000 travailleurs pourraient être licenciés, souligne-t-on au sein de l’entreprise.
Ce
qui devrait seulement contribuer à aggraver la tension sociale, selon
Appolinaire Ganso qui en appelle à une aide de l’Etat: "La CDC est en
difficultés. Il faut un package du gouvernement pour relever et sauver
les emplois. 22.000 emplois directs, c’est autour de 250 familles
camerounaises à nourrir. C’est très important."
Deutsche Welle
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