
« Une démonstration de force envoyée aux voisins ».
Beaucoup à Kinshasa et chez
les spécialistes de la chose militare
attendaient que la Kabilie mette les petits plats dans les grands pour
ce défilé de la fête nationale ce samedi 30 juin.
Finalement, il n’en sera rien (voir le document ci dessous)

« Le risque était trop sérieux », nous explique un haut
gradé qui confirme l’authenticité du courrier signé par le général Amisi
annonçant l’annulation du défilé militaire et l’organisation d’une
marche et d’activités sportives.
« Cela gronde et cela grogne de plus en plus dans les rangs de
l’armée. L’entourage du président tente de le nier, mais c’est la
vérité. Les militaires congolais en ont assez d’assister à cette
répression perpétuelle à l’égard de la population civile », continue notre haut gradé pourtant initialement très hésitant à répondre à nos questions. « Les
militaires congolais ont des femmes, des parents, des enfants.
Jusqu’ici, ils ont obéï aux ordres mais ils espèrent que leur situation
changera avec la tenue des élections. »
Selon notre militaire, qui se dit « soulagé par l’annulation du défilé militaire », les soldats congolais « sont
fatigués. Le pouvoir ne les respecte pas et, eux, veulent le
changement. Ceux qui ont connu Moïse katumbi au Katanga ne jurent que
par lui. Et ce ne sont pas que des Katangais, loin de là. Il y a une
vraie fronde qui se développe, je ne parle pas d’une révolte, nous
sommes quand même tous des soldats, mais ils veulent le changement et
ils se rendent compte que si le chef de l’Etat s’entête, ce sera le
retour de la violence extrême et ils seront amenés à intervenir contre la population civile. Un scénario dont ils ne veulent pas. »
Source: afrique.lalibre.be

