
Chaque année, des scientifiques du monde entier se réunissent lors de
la conférence de l’Union
américaine de géophysique. L’Union a reconnu les réalisations extraordinaires de 95 personnes dont le Burkinabé Frédéric Ouattara.
américaine de géophysique. L’Union a reconnu les réalisations extraordinaires de 95 personnes dont le Burkinabé Frédéric Ouattara.
Qu’il s’agisse des profondeurs des océans ou de l’atmosphère
terrestre, ou de l’immensité de l’espace, les 95 lauréats, médaillés et
récipiendaires de prix ont accepté leurs distinctions au cœur de la
capitale américaine.
Trois Africains figurent parmi ces héros: l’Ethiopien-Américain
Endawoke Yizengaw, médaille Joanne Simpson pour scientifique à
mi-carrière, le Nigérian Ahzegbobor Philips Aizebeokhai, Prix africain
d’excellence dans la recherche des sciences terrestres, et le Burkinabé
Frédéric Ouattara, Prix africain d’excellence dans la recherche des
sciences de l’espace. Ce dernier est le vice-président de l’Université
Norbert Zongo de Koudougou chargé des Enseignements et des Innovations
pédagogiques.
Ce dernier est le vice-président de l’Université Norbert Zongo de
Koudougou chargé des Enseignements et des Innovations pédagogiques.
Les mots manquent déjà pour dire que je suis heureux et surtout que
le Burkina Faso est honoré ce soir, cette nuit. Vous savez qu’entre 85
et 1000 km, il y a ce qu’on appelle l’ionosphère et la magnétosphère qui
sont perturbées par les actions du soleil. Notre objectif est de savoir
quels sont les impacts du soleil sur ces deux couches là, et surtout
savoir qu’est ce qui peut être fait afin de pouvoir regarder l’évolution
du changement climatique dans le long terme à travers l’ionosphère. On
est un pays avec 80 à 90 % de cultivateurs. Il importe pour nous de
pouvoir déterminer si oui ou non il y aura une bonne pluviométrie demain
pour satisfaire le 'bien-manger' en général. Et ensuite, ce qui est
important, c’est que cette couche permet de savoir si oui ou non il
existe une bonne méthode pour avoir ce qu’on appelle la bonne conduction
des ondes. Pour la téléphonie mobile par exemple, on peut savoir
pourquoi les ondes sont perturbées en ce qui concerne la communication
maritime aérienne et spatiale", a déclaré Frédéric Ouattara, Lauréat AGU 2018.
L'ambassadeur du Burkina Faso aux USA, Seydou Kaboré, présent à la cérémonie, a exprimé ses félicitations à l’endroit de son compatriote pour cette récompense.
L'ambassadeur du Burkina Faso aux USA, Seydou Kaboré, présent à la cérémonie, a exprimé ses félicitations à l’endroit de son compatriote pour cette récompense.
"De voir qu’un compatriote se retrouve dans le gratin mondial au
niveau de cette science-là, et puis, lui, c’est dans l’espace, un
univers difficile à atteindre. Je croix qu’il n’y a pas meilleure
satisfaction que de se retrouver à côté de lui. On est fier. Ça fait
penser aux efforts qui restent encore à faire dans notre pays pour que
la science, celle qui essaie d’administrer le monde de demain, aie une
position beaucoup plus importante", s’est réjoui l'ambassadeur Kaboré.
Quant à l’Ethiopien-Américain Endawoke Yizengaw, il a reçu la médaille Joanne Simpson pour scientifique à mi-carrière, pour sa contribution dans l'avancement de la météorologie spatiale et la promotion des sciences spatiales dans les pays en développement.
Quant à l’Ethiopien-Américain Endawoke Yizengaw, il a reçu la médaille Joanne Simpson pour scientifique à mi-carrière, pour sa contribution dans l'avancement de la météorologie spatiale et la promotion des sciences spatiales dans les pays en développement.
"Si vous croyez pouvoir le faire, il n’y a aucune raison que vous
n’y parveniez pas. Si d'autres êtres humains le font, vous pouvez aussi
le faire. Et c’est l’une des démonstrations d’aujourd’hui, cela montre
que nous pouvons être représentés dans les domaines de la science et de
l’ingénierie au plus haut niveau, si nous travaillons dur", a affirmé M. Yizengaw.
Cette reconnaissance de la communauté scientifique internationale
est donc une nouvelle preuve de la contribution de l’Afrique, mais
aussi un appel à l'endroit des générations futures, selon M. Ouattara.
"Nous sommes deux, l’autre est en basse atmosphère, c’est-à-dire
l’océan et la terre, moi je suis dans l’espace. Ça fait les deux
personnes pour combler le vide du continent africain. Il importe que
l’Afrique se mettre au diapason de la science. Et c’est un honneur pour
l’Afrique en général et mon pays en particulier qui nous a permis non
seulement, on a été à l’école gratuitement, on a eu des bourses pour
étudier, et ça c’est pour dire merci à l’Etat burkinabè pour ses efforts
fournis", a souligné le lauréat Ouattara.
AGU, une organisation forte de 60.000 membres et dont la mission est de
promouvoir la découverte dans le domaine des sciences de la Terre et de
l'espace au profit de l'humanité, se prépare déjà à commémorer un siècle
de découvertes et d’innovations tout au long de l'année prochaine.
Par voaafrique.com

