1. Vous avez une idée et pensez que vous êtes le seul à avoir l’idée. Un porteur d’idée qui avait des craintes à m’exposer son idée d’entreprise s’est offusqué un jour de savoir que je connaissais quelqu’un
qui avait déjà mis en œuvre son idée d’entreprise. Il n’est plus jamais revenu me voir mais lui qui avait eu l’idée en Côte d’Ivoire était vraiment sûr qu’il était le seul béninois à avoir vécu en Côte d’Ivoire.
2. Refuser de parler de votre idée de peur qu’on vous la
vole.
Personnellement, je ne crois pas au vol d’idées. Mais il y en a qui ont
vraiment peur d’exposer leur idée. Le paradoxe, c’est que lorsqu’ils sont face
à un client réel ou mystère (espion), ils exposent tout. Une idée d’entreprise
a besoin d’être validée et pour ce faire, il faut l’exposer à ceux qui sont en
mesure de la valider avec vous. Quoiqu’il arrive, personne ne vous enlèvera la
clé de votre idée sauf si vous l’avez volée ou copiée ailleurs. En la matière, il
n’y a que l’innovation et l’amélioration continue qui font la différence !
3. Vous plaindre de ce que vous manquez d’idée pour
entreprendre. Les vrais
entrepreneurs ne manquent jamais d’idée d’entreprise parce qu’ils ont toujours
une situation qui les offusque et qu’ils ont envie de changer. Quand on a envie
de changer une situation qui déplaît et qu’on est vraiment déterminé, on ne
manque jamais d’idée pour y arriver. Si vous n’avez pas d’idée, c’est parce
qu’il vous manque de la vision.
4. Copier/coller les idées des autres. Profiteurs ? Vous êtes mal
parti ! Enfin vous pouvez améliorer les idées des autres et obtenir des
résultats meilleurs qu’eux. Vous pouvez mettre en œuvre les idées des autres
parce que vous avez le financement nécessaire. Mais s’ils sont de vrais
visionnaires, de vrais enthousiastes qui croient en leur idée, vous n’avez pas
la clé : ça personne ne le vole. Il vous reste une chose à faire :
donner un horizon aux idées volées, les intégrer à une vision, à un cadre
stratégique ;
5. Se lancer parce que vous voulez devenir votre propre
patron. Vous voulez
vous libérer du joug d’un patron mécréant ? C’est une bonne raison.
Mais elle ne suffit pas. Vous devez vendre. Et en plus de devoir vendre, vous
devez savoir ce que vous allez vendre et ce que cela va apporter d’unique aux
clients. Vous perdrez l’économie de dix (10) ans qu’un mauvais patron vous aura
permis de réaliser si vous le quittez juste parce que vous pensez avoir les
moyens financiers maintenant pour voler de vos propres ailes.
6. Etre trop pressé de se lancer. « Il ne sera jamais trop tard
pour devenir prêtre. Si tu as la vocation, tu finiras par le devenir » dit
un jour un curé à un aspirant trop pressé de dire « Le Seigneur soit avec
vous ». C’est bien pareil en entrepreneuriat. Il vaut mieux prendre tout
son temps. Si les gens se lancent avant vous, vous vous inspirerez de leurs
erreurs pour mieux faire.
7. Se lancer parce que ça marche pour les autres. Vous n’êtes pas les autres. Je ne
crois pas au destin, mais je suis persuadé que vous n’aboutirez jamais aux
mêmes résultats ni en temps, ni en qualité, ni en quantité – la vérité c’est
qu’ils se sont lancés avant vous !
8. Vous lancer parce que vous avez le financement. Le gouvernement distribue de
l’argent à travers un fonds d’appui à la promotion de l’entreprise et de
l’emploi des jeunes. C’est l’occasion de former un dossier intelligemment bien
monté pour obtenir le financement. Vous-mêmes, vous savez que vous n’allez pas
créer une entreprise. Si vous avez votre propre financement, attention à la
démesure ! Réalisez une étude de marché, montez un plan d’affaires.
9. Monter le plan d’affaires pour le banquier. Vous gonflez les prévisions. Vous
faites croire au banquier que votre projet ne porte aucun risque comme si un
enfant qui naît dans un monde comme le nôtre ne court aucun risque de maladie
ni d’infection. Vous vous souvenez du nombre de vaccins administrés à un enfant
quand il naît. Tous les projets d’entreprise ont besoin de prémunition.
10. Penser que
vous n’avez pas besoin d’étudier le marché. Oui c’est vrai que les clients sont suffisamment
bêtes pour acheter tous les produits que vous allez leur proposer au prix que
vous voulez. Le vrai problème, c’est que le client décide de beaucoup dans ce
qu’une entreprise doit vendre. Quant au marché, c’est une vraie jungle qui peut
se transformer rapidement en océan. Il vaut mieux l’avoir exploré une fois
avant de se lancer !
11. Penser que
vous n’avez pas besoin de plan d’affaires. Il faudra au moins énumérer les différentes activités
à mener, les ressources dont vous aurez besoin pour y arriver, vos sources de
financement. Ayez le courage d’aller plus loin pour définir vos objectifs,
comment vous allez procéder, les ventes à réaliser, l’enchaînement des
encaissements et des décaissements. La plupart des gens pensent qu’ils savent
où ils vont sans plan d’affaires. Mais en général, ils ne savent pas ce qui les
attend.
12. Surestimer
les entrées d’argent. Et pendant
ce temps vous sous-estimez les besoins en sortie d’argent. De toutes les
façons, les premiers mois vous diront quelle est la vraie réalité. Mais puisque
ce sera trop tard, demandez conseil !
13. Sous-estimer
ses charges. Votre
entreprise va en sortir sous-capitalisée et vous allez manquer tout à l’heure
d’argent pour financer le décollage de votre entreprise… Le mieux à faire,
c’est de passer au peigne fin toutes les dépenses possibles, les imprévues et
les imprévues imprévues. Il vaut mieux n’être jamais lancé que de se lancer et
de tomber si tôt.
14. Programmer
des ventes pour le premier mois. Il y a un temps d’installation. Il faut un temps
pour se préparer à débuter les ventes. Non ! vous ne vendrez pas le
premier jour.
15. Compter sur
les ventes pour passer les premiers mois. C’est une illusion. C’est vrai que la durée du temps
de besoin en fonds de roulement varie d’une activité à l’autre. Mais en général
si vous n’avez pas de quoi financer les dix (10) premiers mois, il vaut mieux
ne pas se lancer.
16. Refuser de
s’associer aux autres. Il y a
bien des raisons pour ne s’associer à personne, mais il y en a autant
pour le faire. Le plus dur, c’est de savoir avec qui s’associer et pourquoi on
le fait. Il faut ensuite définir clairement les bases. Vous avez peur d’être
trahi ? Sachez que c’est ce qui vous attend le plus en affaires. Les
fournisseurs, les employés, les associés, les clients et les partenaires vous
trahiront tous ! Il vaut mieux s’y préparer.
17. Refuser
d’emprunter au lancement. Le problème, c’est qu’à partir de la deuxième, troisième et cinquième
année, (pour les plus endurants) vous aurez besoin d’argent supplémentaire pour
soit décoller, soit rebondir ou alors passer l’étape B comme le dirait les
américains. Les banquiers oublient souvent très vite que vous avez été très
liquide chez eux. Il vaut mieux emprunter, mettre tout le sérieux, prendre des
habitudes de bons payeurs et utiliser son argent ou son patrimoine comme
garantie ou back-up !
Par L'Impulsion des PME, Partenaire SME Toolkit Bénin
& Sénégal

