La Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale
(FNCGM) s’inquiète de
l’engouement pour les méthodes de contraception
naturelle, dont elle remet en cause la fiabilité.
La
contraception naturelle, qui consiste à écouter son corps pour éviter
de tomber enceinte rassemble de plus en plus d’adeptes. En 2000, 2,8% des Françaises
optaient pour ces méthodes, contre 4,5 en 2013. Une réalité qui
inquiète la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale
(FNCGM). Dans un communiqué, elle dénonce des "procédés dont la fiabilité est un leurre".
Il
existe de nombreuses méthodes de contraception naturelle. Certaines
sont d’ailleurs anciennes puisqu’elles datent de la période où
contraception médicale n'existait pas.
Parmi les plus connues, il y
a la méthode Ogino, qui consiste à éviter les rapports sexuels durant
la période de fécondabilité de la femme. La symptothermie, est elle
aussi de plus en plus expérimentée. Le principe ? Gérer sa fertilité en
s’appuyant sur son ressenti, sa température, sa glaire cervicale
ainsi que la position de son col de l'utérus. Autre technique connue :
la méthode Billings qui consiste à examiner sa glaire cervicale afin de
déterminer le risque de grossesse.
Des méthodes qui auraient un "taux d’échec de l’ordre de 17 à 20%",
selon la FNCGM. La fédération a décidé d’alerter sur le sujet après
plusieurs scandales autour de la contraception naturelle. Le dernier en
date a eu lieu en janvier dernier : un hôpital suédois a pointé du doigt
l’application Natural Cycles, après 37 interruptions volontaires de grossesse de femmes qui utilisaient cette méthode.
Cette
application était pourtant certifiée par l’Union européenne et
revendiquait une efficacité supérieure à celle de
la pilule contraceptive et au préservatif.
Face à cet engouement pour la contraception naturelle, la FNCGM rappelle dans son communiqué que "les
gynécologues sont à l’écoute de ces jeunes femmes qui désirent une
vraie sécurité et une amélioration de leur confort de vie. Nous pouvons
alors leur proposer différentes contraceptions comme l’anneau vaginal,
le patch contraceptif ou encore le nexplanon, ou le DIU au cuivre ou hormonal".

